Euh finalement…

J’ai encore deux / trois choses à montrer et à raconter !!!

Non j’suis pas accro, mais j’avais oublié de vous montrer la fin des cadeaux reçus !


Le tableau de sable d’une taille plus que respectable !

La composition florale en plastique doré… qui a le mérite de beaucoup plaire à mon chat !

Les bougeoirs de tailles et formes diverses…

Finalement, il y aura peut-être encore deux/trois billets cet été !

7 Commentaires

Classé dans Vie de classe

7 réponses à “Euh finalement…

  1. Wouaou! toi aussi tu entames une collection de bougeoirs! Dans mon école, c’est plutôt du style : »on se cotise et on offre un cadeau commun ». Mais il y a toujours des élèves qui arrivent avec un petit cadeau personnel. Je trouve cela très touchant. J’ai toujours une pochette que je mets dans mon sac, qu’un élève m’avait offerte il y a 7ans. Il l’avait payée avec son argent de poche…

    J’ai hâte de retrouver ton blog à la rentrée. Passe de bonnes vacanceset n’oublie pas de bien préparer l’année prochaine!

  2. Fichtre! Que de kitchouilles-princesses!! Imagine, après toute une carrière…

  3. Nanette

    Des cadeaux, encore des cadeaux !!!

    « Habillé pour l’été par les 6e4

    Et bien voilà.

    Le dernier cours avec les 6e4.

    Eh oui, pour cause de brevet, la semaine dernière, c’était la dernière
    séance, et le rideau sur l’écran est tombé.
    (Et hop, l’air de rien, une référence littéraire !!! Et une !!!).

    Mes 6e4.
    Que je ne retrouverai certainement pas l’année prochaine, car à la suite
    d’une mystérieuse métamorphose estivale, les 6e4 deviendront 5e4, et même
    parfois 5e2, ou 5e1, ou 5e6, à dire vrai, tout est possible.
    Il en est ainsi tous les étés, et visiblement ça n’émeut personne.

    Je décrétai donc récréative la séance du jour.

    Et c’est avec émotion que je les observais s’adonner aux jeux de leur âge, à
    savoir, comparer leur appareil dentaire, se moquer des plus faibles, et pour
    les filles, échanger leurs tongs pour voir.
    Enfin bref, rien de bien transcendant quoi.

    À un détail près, car je remarquai du coin du l’oeil la carte et l’enveloppe
    qui passaient discrètement de table en table, afin que chacun écrivît son
    amour pour le prof de techno (bibi), que ses vacances lui soient douces (t’inquiète
    gamin, avec mon charter pour Mayotte, t’es pas prêt de me revoir), son
    regret que tout ce bonheur s’arrêtât soudain (NDA : regrets non partagés),
    et l’envie irrépressible de le retrouver à la rentrée (oh oui, vivement,
    ohlala, qu’est-ce que ça va être long !!! Ahahahahaha !!!).

    Mais ce que j’ignorais, c’est que d’autres choses se tramaient et que je n’étais
    pas au bout de mes surprises.

    À mi-séance, Fanny, en tant que déléguée m’interpella :
    – M’sieur, on voudrait vous dire quelque chose et pis aussi autre chose…
    aussi.

    Vous imaginez ma surprise.

    Je tombai des nues.

    – Oui mon enfant ???? Quel est l’objet de ta requête ???
    – Ben. de la part de toute la classe. heu. et ben.
    Les autres :
    – Ben allez !! Dis-lui !!!
    – Oooh !! Une minute quand même !!!
    – Vous laissez Fanny s’exprimer oui ??? Ou merde ????
    – Alors de la part de toute la classe. heu. sauf Benjie qu’a pas payé.
    – J’ai dit que je payerai demain !!!!
    – Oui bon écoutez, vous êtes gentils, laissez parler Fanny. Benjie qu’a pas
    payé, quel radin çui-là.
    – On vous offre cette carte qu’on a tous signée.
    – Ooooooooh !!! C’que vous êtes gentils !!! Ben ça me touche beaucoup et.
    Ooooooh !!! J’avais pas vu !!! Avec un bébé lapin derrière !!!!!! Que c’est
    mimi.
    – Voilà, et on vous offre aussi ça, mais là les mamans nous ont aidés pour
    choisir, enfin, ma mère, celle d’Amina, mais pas celle de Bourzig.
    – Hé m’sieur elle pouvait pas elle avait vidange !!!!
    – Pas grave Bourzig. alors voyons voir. mais c’est un bien gros paquet
    dis-moi. avec un bien bel emballage. des années soixante-dix visiblement.
    Ooooooooooooooh !!!!!!!!!!!!!!! Voyez-vous ça !!! Un tricot de corps !!!!
    – Heu non, c’est un tee-shirt en fait.
    – Ouaaaaaaaaaaaaaah !!! Et blanc en plus !!!!! Si je m’attendais alors.
    – Voilà et on l’a tous signé, avec plein de couleurs, et vous avez vu. on a
    écrit « À monsieur Le Prof qu’on adore ».
    – Et bien les p’tits loups, qu’est-ce que ça me fait chaud au cour.
    – Mais faut pas le passer à la machine, et pas trop le mettre quoi.
    – Ok, mais je le conserverai précieusement. merci à tous, du fond du cour.
    ah ben ça alors.

    Bien.

    Après ces effusions devant lesquelles vous sanglotez sans aucune pudeur et
    avec une pitoyable complaisance chers lecteurs, et plutôt que de vous noyer
    dans ce pathos intégral, je vous propose de revenir un instant sur le fameux
    tee-shirt blanc.

    Parce que les mamans, quand elles l’ont acheté, elles n’ont certainement pas
    voulu prendre de risque avec la taille, donc elles ont pris grand large
    voyez, que ça fasse comme une petite robe quoi, mais courte la robe quand
    même, et encore, je me suis contenté de le coller contre moi, juste pour
    voir, et surtout pas de l’essayer, j’ai encore tout de même le sens du
    ridicule, et malgré bien des années d’enseignement, un reste d’amour propre.

    Alors je l’ai assez vite replié pour le ranger dans le cartable avant que
    l’un d’entre-eux ne me demande de l’ess…
    – Hé m’sieur vous l’essayez ???

    Et merde.

    – Heu… quoi ??? Le tee-shirt là ?? Ah ben ça tombe bien, j’allais le
    faire…

    Plus le petit bonus pour faire mon intéressant :
    – Mais vous faites pas de photos les enfants, vous êtes gentils hein…
    ahahahahahah !!!

    Ce qui déboucha inévitablement sur :
    – Ben pourquoi m’sieur ???

    Pourquoi pourquoi, y sont marrants eux, et pourquoi pas tant qu’on y est
    mettre une photo sur le site du col…
    – Hé m’sieur !!! Comme ça on la mettrait sur le site du collège pour que les
    parents y voient !!!!
    – Ben voyons, tu m’en diras tant.
    – Ooooooooooh !!!! Allez m’sieur !!!!!!!

    Que voulez-vous que je fisse ???

    Il était donc écrit que ma générosité me perdrait avant que le diabète ne me
    gagne.

    Et oui, voyant leur incompréhension, leur déception, pis bon, c’est mes 6e4
    quand même, j’ai accepté d’immortaliser ce moment précieux, et qu’il soit
    affiché sur le blog de l’établissement.

    Ainsi donc cher lecteur, il existe un blog de collège, où tu peux voir une
    photo de moi en tenue sexy, avec l’air très intelligent du gars qui s’est
    fait prendre la main dans la culotte. Et bien sûr, tu serais curieux de la
    voir cette photo, alors je vais te donner le lien de ce blog.

    C’est ça oui, tu peux toujours courir.

    (Après la narration de cette anecdote croustillante, mais fondant à l’intérieur,
    je te propose lecteur d’enchaîner dans une ronde échevelée sur la surprise
    suivante.)

    Surgissant du fond de la salle, Bourzig s’approcha avec un petit air que je
    ne lui connaissais pas, et me tendit un sac.
    – Ben c’est un cadeau, c’est de la part de ma mère.
    – Ah bon ?? C’est pas un cadeau de toi ???
    – Ben aussi oui.

    Je saisis délicatement le sac Auchan, écrin précieux aux mille reflets
    nacrés contenant l’offrande de maman Bourzig, et l’entrouvris curieux et
    vaguement inquiet, avant que de m’exclamer :
    – Oooooooooooh !!!! Mais fallait pas !!!!

    Et c’est sous les yeux ébahis de tous les 6e4 que je sortis avec une infinie
    précaution, telle une hostie rédemptrice que l’on retire du calice, une
    superbe botte d’asperges aux extrémités langoureusement tendues vers
    Neptune, prolongeant des tiges flamboyantes aux blancheurs immaculées et
    finement veinées d’un peu de terre du pays, l’ensemble étant enrubanné en
    son milieu d’un chatoyant et coquet élastique de couleur pourpre, pour que
    ça tienne bien.

    – Des asperges !!! Et bien écoute Bourzig, je ne sais que te dire, en plus j’adore
    ça, mais tu lis dans mes pensées ou quoi ??
    – Ben un jour vous avez dit que adorez les légumes.
    – C’est vrai… et l’info est arrivée jusqu’aux oreilles de maman…
    – Oui… et elle aime bien les asperges…

    Je remerciai Dieu au passage que dame maman n’ait préféré les topinambours,
    et j’opérai un rapide panorama de la classe afin de m’assurer qu’il n’y
    avait pas foutage de gueule sous roche, mais pas du tout, l’effectif
    semblait radieux et aux anges pour moi, j’adoptai donc la posture du ravi de
    la crèche.

    – Eh bien Bourzig, je ne sais comment te remercier, les mots me manquent.
    – Et des asperges, y’en a vingt-quatre, comme les 6e4… vous pouvez
    vérifier.
    – Tiens donc… quelle curieuse idée…
    – Allez-y, vérifiez.
    – Et comment que j’vais vérifier. vingt-quatre asperges pour vingt-quatre
    élèves. comme c’est astucieux.
    – Et cinq minutes à la cocotte elle a dit ma mère…
    – Qui ?? Les 6e4 ??? Ahahahahahahah !!!! Hum. ok, dix minutes, j’ai bien
    noté…

    Ainsi donc chaque élève de 6e4, voulant graver en ma mémoire les instants
    précieux de cette année ensemble, avait mandaté une asperge pour toucher mon
    cour d’artichaut. Asperge dont la troublante analogie au cierge, que l’on
    peut supposer brûlé à ma gloire, ne t’avait échappée cher lecteur.
    Mes chers 6e4, qui par le don d’une denrée périssable, et par l’art subtil
    de l’antiphrase potagère, exprimaient le vou de faire de ces moments
    partagés des souvenirs impérissables. En cet instant, nous procédions par
    une poignante métaphore agricole, à l’échange solennel des fruits du savoir
    que j’avais dispensés, contre les légumes de leur infinie reconnaissance,
    résumant une année d’instruction en une puissante symbolique rurale et
    nourricière.

    – Pis ma mère elle a dit que c’est les dernières de la saison… vous avez
    de la chance.
    – De la chance ?? Je suis verni tu veux dire, la baraka ouais.
    – Sinon maintenant, c’est les pommes de terre nouvelles…
    – Non ben tu vois, j’aime autant les asperges…

    Je remerciai à nouveau notre Seigneur que tous mes élèves, environ deux cent
    cinquante, n’aient eu l’idée de se pointer avec une pomme de terre en guise
    d’au revoir, car j’eusse été quelque peu gêné de traverser la cour en tirant
    un sac de quarante kilos de patates, ce qui aurait pu ternir mon image de
    dandy, altérer sensiblement ma démarche chaloupée, et subtilement affecter
    mon port de tête. À moins d’attendre la tombée de la nuit afin de m’assurer
    d’une totale discrétion, mais restait le risque de déclencher l’alarme et de
    voir débouler la gendarmerie. Et allez expliquer vous, à des gendarmes
    médusés, voire un brin soupçonneux, ou complètement hilares, votre présence
    à onze du soir dans une cour de récré à tirer un sac de patates.

    – Un discours !!!! Un discours !!!! Allez m’sieur !! Un discours !!!! Un
    discours !!!!

    Que c’était charmant.

    Mais je ne pouvais faire moins.

    – Eh bien d’accord. alors heu. Entre ici Bourzig avec ton cortège d’asperges
    !!! Ahahahahahaha…
    – ?!?!
    – Oui alors heu. merci pour tous ces précieux cadeaux qui me vont droit au
    cour, et pour l’un d’entre-eux, droit dans la cocotte, et sachez que j’avais
    bien pensé moi aussi à vous apporter des gâteaux, mais j’ai pas pu, parce
    que je les ai tous mangés, parce que je suis incapable de garder des gâteaux
    plus d’une journée, croyez bien que je le regrette, d’autant qu’ils étaient
    super bons, et que vous vous seriez régalés, et ça me brise le cour, oh que
    je suis malheureux, mais comme vous le savez, c’est l’intention qui compte,
    et la mienne était bonne, et rien que ça, je sais que ça vous comble de
    bonheur, mais ne me remerciez pas, c’était de bon coeur.
    – ?!?!
    – Voilà.
    – Bouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuh !!!!!!!!!!!!! Remboursez !!!!
    – Qui a dit « remboursez » ?!?!!
    – .
    – Mais je plaisante !!! Allez, j’ai amené cinq Brossard au chocolat,
    normalement y’a de quoi étouffer toute la classe. Allez, Fanny et Bourzig,
    vous servez tout le monde, et s’il vous plait, vous tous, n’en mettez pas
    partout, merci.
    – Ouaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis !!!!!!!!!!!

    Et voilà, tandis que les 6e4 se sustentaient, je passai en revue le
    matériel, vérifiai les ordinateurs, virai les images pornos mises par les 3e
    en fond d’écran, sans doute un dernier clin d’oil ému à leur prof de techno,
    alors j’essuyai négligemment les quelques larmes s’écoulant de ce trop plein
    d’émotions. Avant que d’autoriser les 6e4 à recouvrir d’une épaisse couche
    de craie mon joli tableau, créant au passage un épais nuage de fumée, et ce,
    dans un infâme bordel.
    Puis la sonnerie précipita les loupiots hors de la salle dans une cacophonie
    indescriptible alors que Christophe arrivait, manquant se faire écrabouiller
    par la meute déchaînée.

    Sacrés gamins va.

    – Comment va le père Christophe ???
    – Va bien. oh des asperges, t’as fait ton marché avant de venir ??
    – C’est les gamins, en cadeau de fin d’année…
    – Ben dis donc, y se sont pas moqués de toi… ahahahahahahahahah !!!!

    Ainsi donc il était écrit que je boirais le calice jusqu’à la lie.

    Ensuite, Christophe m’aida à faire le ménage, car visiblement j’avais oublié
    de dire à mes 6e4 de ne pas en mettre partout, et nous devisâmes longuement
    balai en main sur l’avenir de l’humanité, avant que d’être saisis par une
    furieuse envie de déconner, et de nous battre avec les balais, vous avouerez
    que c’était tentant, et péter un néon au passage.

    Alors je rejoignis la fenêtre et fixai l’horizon.

    Christophe s’approcha, me tendit mes lunettes de soleil (de superbes Ray Ban
    modèle Aviator, putain c’te classe !!), car lui seul savait lire l’émotion
    derrière cette décontraction musculaire de façade, cette beauté d’une
    virilité simple, voire simpliste, ce hâle discret rehaussant ces sémillantes
    pommettes, cette élégance droite aux lignes épurées, ces pectoraux saillants
    dominant ces abdos excessifs, ce corps flamboyant à la plastique
    délicatement ouvragée (ouais heu. je décris de mémoire hein, on est d’accord,
    tout n’est pas rigoureusement exact, j’essaie d’aller à l’essentiel quoi),
    et me glissa les rênes de mon cheval, il était temps de reprendre mon
    chemin.

    Reprendre mon chemin sur le long sentier épineux qui mène à l’indicible
    grâce, où chaque pas te rapproche inexorablement de l’ultime transcendance,
    où chaque jour mille épreuves entraveront ta quête, à la recherche de l’inaccessible
    étoile, car tel est mon destin, ma quête, la quête de mon graal, mon unique
    graal : le nichon absolu.

    Et je m’en vais au vent mauvais, bravant couettes et oreillers, pourfendant
    strings et bonnets.  »

    Posté par Charly Le Prof

  4. Très déçue de ne pas avoir vu la photo… Charly le Prof a-t-il un blog? Si oui, on ne doit pas s’ennuyer en le lisant…

  5. A mon tour j’ai mis des photos de kdos de fin d’année, particulièrement kitsches, sur mon blog !

  6. Ah ! Ah ! Beaux cadeaux en effet.

    J’adore les enfants🙂

    N’empêche c’est dur pour eux de trouver pour leur maikress, leur parents itou.

    Je constate tout de même que tu as été bien gâtée.

  7. Oui, Charly le prof a un blog : http://charlyleprof.canalblog.com
    C’est assez décapant !
    Et moi, je t’ai taguée, P’tite Maîkress, histoire que tu ne t’ennuies pas pendant tes vacances… va voir sur mon blog, si ça t’amuse ! Cho.

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